Découvertes : Pyura chilensis, la roche vivante
Qu'en pensez-vous? Laissez votre commentaire ici.  

Pyura chilensis, la roche vivante

Une créature qui ressemble à une roche extraterrestre mais qui, une fois disséquée, révèle des organes spécifiques aux êtres vivants. Il s’agit en fait d’une créature marine, Pyura chilensis, qui vit sur la côte rocheuse du Chili et du Pérou. Plus pr

Publié le par Science Virale dans Découvertes
Partager sur Facebook
1 1 Partages

Une créature qui ressemble à une roche extraterrestre mais qui, une fois disséquée, révèle des organes spécifiques aux êtres vivants. Il s’agit en fait d’une créature marine, Pyura chilensis, qui vit sur la côte rocheuse du Chili et du Pérou. Plus précisément, c’est un invertébré filtreur en forme de sac qui se nourrit en extrayant les micro-algues de l'eau de mer. Beaucoup de gens qui vivant le long des côtes où la créature se développe l’intègre dans leur régime alimentaire. On le pêche commercialement pour le manger cru ou cuit. Dans la vidéo ci-dessous, vous pouvez voir une personne qui dissèque une de ces créatures. P. chilensis s’entoure de tunicine, une molécule proche de la cellulose retrouvée chez les plantes ou de la chitine qui forme la carapace des crustacés. La tunicine sert donc de matrice pour former une structure solide qui aide l'animal à se fixer sur une surface dure. L'intérieur de cette tunique caractéristique de la famille de Tuniciers est tapissé d’un épiderme et d’une mince couche musculaire. Fait intéressant, P. chilensis peut se reproduire sans compagnon car il est hermaphrodite. Il possède à la fois les gonades mâles et femelles et peut s’auto-féconder. En cas de succès, il y aura production de petits têtards qui finiront par se déposer sur un rocher pour se développer dans la forme adulte. De plus, le sang de P. chilensis contient une énorme quantité d’un élément très rare sur la planète, le vanadium. Le sang des Tuniciers peut avoir une concentration de vanadium plus de 10 millions de fois plus grande que l’eau de mer. Les raisons de cette accumulation sont encore obscures.

Partager sur Facebook
1 1 Partages